Les principales communautés juives en 2008 sont situées en Israel (5,5 millions),
aux USA (6 millions), en France (600 000), en Russie (200 000), en Allemagne (150000). Avant 1939, il y avait 9 millions de juifs en Europe.
(disponibles à la bibliothèque de l’association Isaïe)
Le père Georges Maurice a lu pour nous
« Jésus sous la plume des historiens juifs du XXe siècle »
Approche historique, perspectives historiographiques, analyses méthodologiques
par Dan Jaffé - 414 pages Octobre 2009 - Le Cerf
Dan Jaffé est docteur ès lettres en histoire des religions. Il enseigne actuellement l'histoire des relations entre le judaïsme rabbinique et le christianisme primitif à l'université Bar-Ilan en Israël. Ce livre analyse des écrits d'une quarantaine d'auteurs juifs contemporains (de 1850 à nos jours) consacrés à la personne de Jésus. Depuis des analyses historiques jusqu'à des points de vue philosophiques.
Les points les plus remarquables:
- pour tous, Jésus est inclassable parmi les courants juifs de l'époque : un peu pharisien, un peu essénien, un peu apocalyptique, mais jamais entièrement de l'un ou l'autre de ces courants
- il y a chez tous un regard sur le procès de Jésus qui conduit à une conclusion commune : ce sont les Romains qui ont condamné Jésus.
- les rapports entre Jésus et le Temple et entre Jésus et la Loi sont analysés avec grande précision. Par contre, aucun auteur ne traite de la résurrection.
- enfin, tous disent de Jésus "il est totalement juif, il est de chez nous".
On trouve également une recension de ce livre dans Un Echo d'Israël.
« A l’écoute d’Israël, en Eglise » de Pierre Lenhardt – Parole et Silence 2009
Ce second tome s’inscrit dans la lignée du premier.
C’est « en Eglise » que Pierre Lenhardt nous met « à l’écoute d’Israël ». Il ne s’agit pas seulement d’études du judaïsme, même si cela est mené avec toute la compétence et la précision que l’on sait être celle de l’auteur, mais de le faire en chrétien. La visée du premier essai : « Tradition d’Israël et de l’Eglise » est vérifiée et confirmée par le dernier : « Importance des sources juives pour un chrétien » qui livre, simplement, l’expérience de l’auteur. Sans doute, la tradition d’Israël – concernant la Miséricorde divine, l’eschatologie, les sacrifices, la présence divine, le renouvellement de l’Alliance et les chemins d’Emmaüs, de Gaza et de Damas - est-elle étudiée en elle-même, mais toujours de manière à éveiller des harmoniques dans la conscience chrétienne.
Ces deux volumes constituent le socle de toute réflexion touchant à la source juive de la foi chrétienne.
Extrait de « Information du SIDIC » Octobre 2009 – n°348
Un livre indispensable : « Le salut vient des Juifs - Parole d’Evangile » de Bernard Fauvarque
Préface Jean Dujardin - Bayard Service Edition. Prix 15 euros
Commande : Librairie Verstraetete, 232 rue Nationale. 59800 Lille
« Le salut vient des Juifs », cette parole de Jésus à la Samaritaine (Jn 4,22) a été comme enfouie, voire niée et même combattue par les chrétiens pendant des siècles. En 1965, le Concile Vatican II est venu rappeler aux chrétiens la vérité toujours actuelle de cet enseignement du Christ. Aujourd’hui les choses ont changé mais il y a encore du chemin à faire dans le domaine de la catéchèse, de l’enseignement, de la prédication, de la pastorale, de l’édition…C’est pour tenter d’apporter, sur ce terrain, de la manière la plus claire possible, des informations, des éléments de réflexion, des suggestions de prière et d’actions à mener, que ce livre à été conçu. Il voudrait être un outil pratique à la disposition de tous les chrétiens désireux d’approfondir la racine de leur foi et de faire profiter les autres de ces découvertes. « Le salut vient des Juifs ». Cette parole capitale de l’Evangile est destinée à toute l’humanité, à commencer par les disciples de Jésus le juif.
Conférence d'Armand Abécassis au groupe d'Amitiés judéo-chrétiennes de Meylan : des affirmations, des interpellations
Le dialogue implique l'humilité : je ne peux dialoguer si je sais d'avance que j'ai raison, je dois accepter que mes convictions soient discutées, interrogées. Un exemple : le chrétien affirme "nul ne peut être sauvé s'il ne passe par Jésus" - qu'en est-il alors du juif qui passe par la Thora pour aller vers Dieu? (…) Gamaliel avait dit des apôtres "si leur œuvre vient de Dieu, vous n'arriverez pas à la détruire". Voilà 2000 ans que cette œuvre dure, elle vient donc de Dieu. (…)Chrétiens et juifs répondent à deux spiritualités différentes qui pourtant adorent le même Dieu. Au cœur d'Israël, Dieu a appelé Jésus pour une vocation spéciale auprès des païens, vocation que le peuple juif ne pouvait pas assumer. Mais l'Eglise n'a pas su assumer sa source qui est : Jésus est juif! Jésus était juif, appliquait la Loi, enseignait aux juifs, mort en juif mais sur une croix, ce qui n'est pas une mort juive. (…)
Le chrétien doit étudier avec le juif, le premier pour devenir davantage chrétien, le second, davantage juif.(…) Le juif a besoin du chrétien car Dieu a confié au chrétien une vocation spécifique.
Etre pharisien, c'est dire que la Thora doit être interprétée : dès que l'on dit "c'est cela LE vrai sens", cette parole n'est plus divine car Dieu ne peut être enfermé dans une parole. Il y a là le risque du totalitarisme! (…) Jésus apporte une spiritualité nouvelle mais pleinement juive. Il ne s'agit pas de moderniser ni d'adapter la Parole de Dieu, mais de l'actualiser c'est-à-dire, de dire ce qu'elle signifie aujourd'hui pour moi et le monde. (…)A propos de la Loi : une maladie guette toutes les religions, celle de passer son temps à s'acquitter des devoirs mais sans se laisser traverser! La pureté doit être à la fois extérieure et intérieure.
Il est permis au chrétien de penser la Trinité dans le Divin sans faire de lui un idolâtre.
Le dialogue juif-chrétien. Il faut entendre la crainte des juifs surtout ashkénazes qui ont tant souffert en pays chrétiens : quand le chrétien me parle, n'a-t-il pas derrière la tête l'idée de me convertir? Le chrétien veut-il vraiment un dialogue dans la recherche d'une coresponsabilité de la parole de Dieu ?
La Shoah, que nous dit-elle de Dieu ? Avant de demander des comptes à Dieu, c'est le procès des nations qu'il faut faire car, comme l'a dit Elie Wiesel ("La nuit" - éd. de Minuit - 2005 - p.103), c'est Dieu que l'on a tué.
Quatre évènements majeurs de l'époque contemporaine : la Shoah, la création de l'Etat d'Israël attendue depuis 2000 ans, la rencontre entre sépharades et ashkénazes pleine de promesse pour la rencontre entre l'Orient et l'Occident, la rencontre entre juifs et chrétiens.